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Happy Hour Musical, le 15 mars à 18h30

23/02/2018

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Les musiciens de l’OPMC

David LEFEVRE, violon

Delphine PERRON, violoncelle  – Héloïse HERVOUËT, piano

 

Centenaire de la mort de Lili BOULANGER et de Claude DEBUSSY

A la MAISON DE FRANCE A MONACO

 

Lili BOULANGER

D’un vieux Jardin, pour piano

D’un Jardin clair, pour piano

D’un Soir triste, pour violon, violoncelle et piano

 

Guillaume LEKEU

Sonate pour violon et piano

Très modéré – Vif et passionné

Très lent- Très simplement et dans le caractère d’un chant populaire

Finale

 

Claude DEBUSSY

Trio pour violon, violoncelle et piano en sol majeur

Andantino con moto allegro. Allegro appasionato

Scherzo. Intermezzo : Moderato con allegro

Andante espressivo

Finale : Appasionato

 

Lili BOULANGER

D’un Vieux jardin – D’un Jardin clair – D’un Soir triste

 

Lili Boulanger voit le jour dans une famille de musiciens. Très tôt, elle montre d’étonnantes dispositions. Gabriel Fauré, ami de la famille, est émerveillé par sa précocité et lui donne ses premières leçons de piano. Mais très vite apparaissent des signes d’une santé extrêmement fragile. Elle étudie piano, violon, violoncelle, harpe et s’essaie à la composition, encouragée par sa sœur Nadia. En 1913, elle est la première femme à remporter le grand prix de Rome de composition musicale pour sa cantate « Faust et Hélène ».

Le diagnostic précoce de sa terrible maladie semble avoir accru sa créativité et ses nombreuses œuvres d’inspiration biblique ou mystique, semblent marquées par sa tragique et fatale destinée. Beaucoup sont restées inachevées ou sont perdues.

D’un Jardin clair, dédié à Ninette Salles, et D’un Vieux jardin ont été écrits en 1914.

Peu de temps avant de disparaître (elle décèdera le 15 mars 1918, à l’âge de 24 ans, dix jours avant Claude Debussy), Lili Boulanger compose deux pièces que l’on ne peut comprendre l’une sans l’autre, même s’il est possible de les exécuter séparément : D’un Soir triste et D’un Matin de printemps.

Malgré leurs caractères opposés, les deux morceaux partagent le même rythme à trois temps, la même couleur harmonique modale et surtout le même thème mélodique ; Ce sont les dernières œuvres que la musicienne a pu écrire sans le secours de sa sœur Nadia.

D’un Soir triste existe en deux versions de chambre : pour trio avec piano, et pour violoncelle et piano.

D’une singulière puissance d’évocation, l’atmosphère est grave. Si Lili Boulanger a souvent été rapprochée de Debussy, sa musique évoque ici également Ravel dans l’âpreté du langage.

Très tôt, Lili Boulanger s’est su condamnée à court terme. Cela peut expliquer que D’un Soir triste contienne non seulement de la tristesse, mais aussi un caractère funèbre et même une véritable violence. Le thème principal reviendra, sous différents jours, « lointain comme un souvenir », avant la conclusion « douloureuse et calme », et fataliste aussi.

 

 

Guillaume LEKEU

Sonate pour violon et piano en sol majeur

 

Son amitié avec Eugène Ysaÿe a exercé une influence considérable sur son évolution musicale ; c’est à la demande de ce grand violoniste et musicien qu’il a composé sa célèbre sonate pour violon et piano. Composée au printemps et à l’été 1892, c’est sans doute la partition maîtresse de Lekeu qui remporta un triomphe lors de sa création à Bruxelles le 7 mars 1893, sous l’archet d’Eugène Ysaÿe avec le compositeur au piano. Cette pièce a toujours conservé la faveur des interprètes au même titre que la sonate de César Franck, et est restée l’un des sommets de la musique de chambre. C’est une œuvre débordant de lyrisme et d’émotion, de chaleur et d’enthousiasme.

L’Introduction (très modéré) fait apparaître aussitôt un thème que chante le violon. Suit un joyeux vif et passionné dont le second thème sera confié au piano. Le mouvement médiant (très lent) s’ouvre sur une phrase méditative du violon, accompagné au clavier dans un style choral noble, suivi d’un chant populaire (folklore du pays wallon). Dans le Finale, exposition de deux thèmes : l’un vigoureux, carré, le second plus lyrique et passionné.

 

 

Claude DEBUSSY

Trio pour violon, violoncelle et piano en sol majeur

 

Durant l’été 1880, Debussy est au service de Nadejda von Meck, la mécène de Tchaïkovsky. C’est à son intention qu’il compose le Trio pour violon, violoncelle et piano en septembre-octobre 1880 et le joue dans sa villégiature de Florence, en compagnie de Vladislav Pachulsky au violon et Piotr Danilchenko au violoncelle. Le manuscrit porte une dédicace à Emile Durand, son professeur d’harmonie au Conservatoire de Paris : « Beaucoup de notes accompagnées de beaucoup d’amitiés. Offert par l’auteur à son professeur.»

Première œuvre de chambre du jeune musicien de 18 ans qui choisit un effectif instrumental marqué par le 19ème siècle. Le style doit à Franck, Delibes et Massenet avec une exaltation passionnée qui se porte encore sur le romantisme. Mais il ose déjà des touches modales avec une légèreté et une transparence qui deviendront des caractéristiques de l’univers debussyste.

 

 

 

 

 

 

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